Justice d’abord, miséricorde en option !
« Il commence à me fatiguer notre Pape avec sa miséricorde et son accueil des réfugiés ! » me lance un ami, non sans quelque malicieuse provocation.
« Miséricorde par-ci, miséricorde par- là, mais d’abord la justice ! » ajoute un autre, en citant la parabole des ouvriers de la dernière heure qui bénéficient des largesses du maître de la vigne.
« Celui-ci , me fait-il remarquer, a pris soin de régler d’abord le salaire convenu avec les autres en toute justice, avant de manifester sa généreuse prodigalité ».

Au-delà de ces images et de ces arguments, qui sommes-nous pour enfermer Dieu dans le concept humain d’une justice qui met tant de temps à peser le pour et le contre et qui laisse souvent les parties insatisfaites ? Qui sommes-nous pour appliquer à Dieu notre idée de la miséricorde toujours limitée, pas toujours gratuite et jamais garantie ?
« Il faut misère pour avoir cœur…Que peuvent savoir de la miséricorde des matins, ceux dont les nuits ne furent jamais de tempêtes et d’angoisses ? » nous dit le Père Paul Baudiquey dans son admirable commentaire du tableau de Rembrandt.
En effet, pour être soi-même en capacité d’accueillir la miséricorde, il n’y a pas d’autre chemin que celui de reconnaître sa propre misère. François, notre Pape n’hésite pas à se dire pécheur en public.
« Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde ! »
Abbé Jean Casanave
« Heureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde ! »
Abbé Jean Casanave
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